Géomatique : chronique d'une insertion réussie
Par CCB SUIO le mardi 3 février 2009, 15:47 - Domaine Aménagement - Lien permanent
La filière aménagement de l’université du Havre a une offre de formation complète, avec différents niveaux diplômants. L’étudiant qui souhaite travailler dans l’aménagement du territoire mais qui préfère une insertion rapide dans la vie active, a la possibilité de se tourner vers les licences professionnelles.
Donnant un niveau bac +3, ces diplômes, très professionnalisants, préparent les étudiants à être opérationnels dès leur sortie de l’université.
C’est le cas de la licence professionnelle « Aménagement du Territoire et Urbanisme, Spécialité Géomatique et Administration de Données pour le Développement des Territoires ». (Note 2012 : cette licence professionnelle n'existe plus)
Un nom un peu compliqué certes, mais laissons une ancienne étudiante de cette licence professionnelle, travaillant aujourd’hui au service urbanisme de la Ville Havre, nous expliquer de quoi il s’agit.
Lucille est une toute jeune femme, mais avec déjà pas mal d'expérience professionnelle derrière elle. Ancienne étudiante de l’université, elle est titulaire de la licence pro Géomatique (2012 : cette licence pro a été supprimée). Lisez son témoignage, découvrez son parcours….
Son parcours universitaire
Lucille : « Après mon bac, j’ai suis allée en Hypokhâgne. J’ai fait un an et ensuite je suis allée à la fac. Je me suis inscrite en 2ème année de DEUG. »
Aujourd’hui, le système universitaire a été réformé et on ne parle plus de DEUG. Vous entendrez plutôt parler de Licence, dont le niveau diplômant est à bac+3. Avant la fin de ces trois ans, pas de diplôme, on parle de 1ère année de licence, 2ème année…
« J’ai donc obtenu mon DEUG (diplôme d’études universitaires générales). J’avais envie de faire une formation professionnelle tout en me disant que si ça ne me convenait pas, je pourrais toujours poursuivre. Je me suis inscrite en licence professionnelle Administrateur de données en développement local (l’ancienne appellation de la licence pro Géomatique). Dans le cadre de cette formation, nous devions effectuer un stage de 3 mois. J’ai effectué le mien au service urbanisme de la Ville. C’est là que je travaille encore aujourd’hui. Quand j’ai postulé pour mon stage, on m’a dit qu’il y avait un poste à pourvoir. Donc à la fin du stage, j’ai postulé pour l’emploi. »
Avez-vous l’impression que votre année de prépa a été un mauvais choix au départ ou du temps perdu ?
Lucille : « Pas du tout. Au début c’est vrai, j’avais peur de la fac. Je m’imaginais lâchée dans la nature avec un encadrement moindre. A l’université il faut être assez autonome, mais moi j’avais besoin d’être cadrée. En arrivant à la fac, j’ai eu l’impression de régresser. Les étudiants me semblaient un peu immatures. Cette impression était due au fait qu’en classe prépa, on exige beaucoup de nous, si on ne s'organise pas, si on ne fournit pas un travail régulier, on est vite débordés. Donc finalement, moi qui avait des craintes au départ, je me suis vite rendue compte que c’était beaucoup moins exigeant que ce que j’avais connu. J’ai réalisé que j’étais tout à fait capable de suivre les cours, le niveau était accessible. L’année d’Hypokhâgne m’a énormément servi. »
L’intérêt d’une licence professionnelle
Lucille : « Aujourd’hui j’utilise toutes les compétences liées à l’administration de données. Tout ce que j’ai appris au cours de ma licence, j’ai pu le mettre en pratique. Je suis dans un service qui travaille sur tout ce qui est lié à l’urbanisme. »
Si Lucille a pu s’insérer aussi vite, c’est en partie grâce à l’adéquation entre sa formation universitaire et les besoins du service où elle a effectué son stage. Elle était opérationnelle avant même d’être diplômée.
Son travail aujourd’hui
Lucille : « La géomatique c’est la connaissance du territoire. Nous avons des logiciels qui permettent de manipuler les données, et de les diffuser. La géomatique c’est un métier et l’outil c’est l’informatique. Nous produisons des cartes de toute la ville. »
« Je suis assistante d’études. Dans mon service je suis chargée de la gestion et de la mise en valeur des données SIG du service. Je suis le référent pour tout ce qui est cartes. Si les chargés d’études ont besoin de connaître un secteur bien précis de la ville, ils viennent me voir et moi je leur produis une carte à partir des données dont nous disposons. Ça peut être aussi, dans le cadre de l’élaboration du PLU (plan local d’urbanisme), l’intégration de toutes les données réglementaires liées au PLU et par la suite la diffusion des données au grand public. »
« Au départ j’ai eu un contrat d’un an sur un poste de catégorie B (la ville du Havre fait partie de la Fonction Publique Territoriale, les emplois sont donc accessibles sur concours). Plus tard j’ai passé le concours et je l’ai obtenu. »
« J’aime mon métier car il évolue constamment. C’est un métier passionnant, nous ne sommes pas figés dans des missions, on touche à beaucoup de choses. Je sens vraiment que mon travail est utile. Parallèlement à mon travail au quotidien, je suis des formations. C’est un métier où il faut être toujours dans la proposition. Il ya autant de femmes que d’hommes. Dans le domaine de la cartographie, je pense que les femmes ont un atout par rapport aux hommes parce qu’elles sont très minutieuses, très rigoureuses. »
Vous envisagez de vous spécialiser ?
Lucille : « J’ai repris des études. Mon ambition au départ c’était d’obtenir un master. J’ai trouvé du travail donc voilà, j’ai commencé à travailler et j’ai énormément appris. Mais les exigences relatives à mon poste ont évolué et les besoins aussi. Quand je suis arrivé à la ville, le SIG n’était pas autant évolué que maintenant. On peut penser qu’il y aura davantage de recrutements dans le futur. Au début j’ai été recrutée pour un service spécifique. Au fur et à mesure, j’ai proposé de faire évoluer une partie de mon travail. Donc plus vous proposez des choses nouvelles, plus il faut vous adapter, évoluer, vous créez aussi des besoins. D’où mon envie aujourd’hui d’évoluer. Je me suis inscrite en master. »
Un grand merci à Lucille pour son témoignage
Après qu'elle m'ait parlé de son travail, j'ai eu envie de voir par moi même comment fonctionne un SIG. J'ai trouvé ça :
http://geo.ville-lehavre.fr/GEONET/En voyant cet outil, je me suis amusée à tester ce que donnait une recherche sur le site de l'université.
Vous pouvez voir le fruit de mes expériences en regardant ce tout petit document. Soyez CURIEUX!!!
Pour en savoir plus, et si vous êtes curieux de découvrir le Système d'Information Géographique Urbain (SIGU) et comment la ville du Havre emploie les SIG, jetez un œil à ces documents :
Diaporama qui montre quels outils sont utilisés à la ville du Havre pour traiter les informations géographiques.
"Mise en oeuvre de l’information géographique à la Ville du HAVRE"
Magazine de la Ville du Havre
"Océanes" janvier 2009, pages 6 à 9
IGN Magazine : revue de l'Institut Géographique National
n°9, Février 2002
LE SIGU : PÔLE GÉOMATIQUE DE LA VILLE DU HAVRE
